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Can Nalbantoglu, Renerco

Bureau de coordination : Présentez-nous Renerco brièvement. Qu’est-ce qui distingue votre entreprise des autres ?

Can Nalbantoglu : Renerco AG est née en 2003 de la fusion de trois entreprises ayant chacune déjà une longue expérience dans le secteur de l’éolien. Aujourd’hui, avec un effectif d’environ 100 personnes, nous opérons dans les secteurs de l’énergie éolienne, de l’énergie solaire, de la géothermie et des bioénergies en Allemagne, mais aussi en France, en Grande-Bretagne, en Italie et en Pologne. Ceci nous permet, grâce également à notre appartenance à BayWa, une grande entreprise commerciale allemande, de posséder la puissance financière nécessaire pour réaliser des projets d’envergure avec souplesse et rapidité. Ainsi de l'étude jusqu'à l'exploitation, en passant par la construction et les conseils techniques et économiques, nous pouvons mettre à profit notre longue expérience et notre expertise dans le secteur éolien. Un autre atout est certainement notre grande flexibilité quant à la forme que peuvent prendre nos partenariats et nos projets.

BdC Présentez-nous les activités de Renerco AG. Quels sont actuellement vos projets prioritaires en France ?

CN : Nous avons fait nos premiers pas sur le marché français de l’énergie éolienne en 2005, et depuis 2008 nous y concevons également des projets liés à l’énergie solaire. Notre entreprise est en train de développer ses activités en France et de se concentrer davantage sur le marché français, ce qui se traduit notamment par l’ouverture prochaine d’une filiale française de Renerco.  Après la mise en service des deux premiers parcs éoliens en Poitou-Charentes, comportant chacun six éoliennes, nous sommes en train de réaliser un autre projet dans la Somme, comprenant huit éoliennes.

BdC : Quelle forme prennent les projets en France et comment se déroulent-ils ?

CN : Nous sommes constamment à la recherche de nouveaux et passionnants projets et partenariats en France. En coopération avec les concepteurs et promoteurs sur place, nous rejoignons les projets dans différentes phases de leur développement, y compris pour les projets situés sur des espaces vierges. Grâce au partenariat avec les acteurs locaux, nous bénéficions clairement de l’ancrage local des projets. Outre le soutien financier que nous pouvons proposer, nous apportons entre autres notre expertise de longue date sur le terrain. Il s’agit donc en quelque sorte d’un co-développement, auquel nous contribuons activement sous différentes formes : contractualisation de l’utilisation des terrains concernés, mesures de vent et expertise du potentiel éolien, financement et organisation du projet. Quand nous réalisons un projet clefs en main, nous l’exploitons nous-mêmes ou le cédons après sa réalisation.

BdC : S’il était possible de créer un marché ou un site idéal, lesquelles des conditions françaises et allemandes aimeriez-vous y voir réunies ? 

CN : Dans le contexte de l’histoire relativement jeune de l’énergie éolienne en France, les possibilités de développement sont toujours considérables, d’autant plus que le potentiel éolien y est sans conteste très important, et mieux réparti dans les différentes régions du pays qu'en Allemagne. La stabilité relative de la tarification dans le secteur éolien est, à nos yeux, un autre atout indéniable de la France, même si cela implique des tarifs initiaux de rachat moins élevés. Un avantage évident de l’Allemagne est la volonté politique de promouvoir les énergies renouvelables, une volonté qui se répercute à travers les hiérarchies et les instances, et ceci jusqu’aux autorités compétentes pour délivrer les autorisations. Cela se reflète de façon positive dans les législations, dans les procédures d’autorisation et dans leur durée, mais aussi dans les médias. De ce fait, le niveau d’acceptation des énergies renouvelables est plus élevé qu’en France.

BdC : Pouvez-vous nous présenter brièvement un projet de Renerco AG dans lequel vous vous êtes personnellement beaucoup investi ?

CN : Notre premier projet éolien en Charente-Maritime, auquel j’ai participé depuis 2006, a vu le jour en coopération avec un promoteur local. La mise en œuvre de ce projet n’était pas vraiment facile, car les réserves aussi bien au sein de la population qu’au niveau de la commune étaient, au départ, assez importantes. L’expérience a toutefois montré que la qualité du développement du projet, et une communication ouverte avec tous les intéressés, font que l’évidence finit par s’imposer : un tel projet a beaucoup d’avantages, dont il est tout à fait possible de tirer profit. C’est encore plus vrai lorsqu’au cours de l’exploitation il est prouvé que les réserves étaient injustifiés et que les problèmes, qui existent malgré tout, sont résolus rapidement et facilement.

BdC : Quels sont, d’après vous, les perspectives de l'énergie éolienne en France, en particulier dans le contexte des récentes évolutions législatives ? 

CN : Les dispositions légales autour du Grenelle II et de la classification ICPE des éoliennes compliquent beaucoup de choses, et ne constituent probablement pas le signal approprié pour améliorer l’acceptation de cette forme de production d’énergie respectueuse de l’environnement. Il faudra voir aussi comment ces nouvelles dispositions seront effectivement mises en œuvre. Quoi qu’il en soit, je pense que l’énergie éolienne terrestre continuera à se développer de manière constante en France, malgré des résistances encore importantes. Même si les discussions et les plaintes vont bon train, en fin de compte, des projets naissent et sont menés à bien. Lorsqu’on compare les prix de l’énergie, en constante augmentation, au coût réel de l’énergie éolienne terrestre, on s’aperçoit que la question de la « parité réseau » n’est pas si hypothétique que cela.

BdC : Comment êtes vous venu aux énergies renouvelables ? Et comment votre regard sur ce secteur a-t-il évolué ces dernières années ? 

CN : Après des études supérieures d’aménagement du paysage, j’ai effectué mon service civil à l’agence berlinoise pour la protection de l’environnement, où j’ai directement travaillé sur la question de l'énergie éolienne. Depuis maintenant dix ans, je continue à le faire dans le contexte franco-allemand. D’un côté, je constate avec plaisir que les énergies renouvelables sont devenues un facteur économique majeur, mais de l’autre, l'idéalisme qui prévalait alors est sans doute désormais relégué au second plan.

BdC : Qu’appréciez-vous par rapport au travail du Bureau de coordination ?

CN : Pendant longtemps, nous avons assisté aux conférences du Bureau de coordination. C’était toujours une expérience très positive, car les thèmes abordés sont tout à fait d’actualité et pertinents pour nous. De plus, c’est l’occasion de voir comment les choses se passent outre-Rhin. Cependant, ce qui importe le plus, c'est le dialogue fructueux et la rencontre avec des acteurs établis du secteur mais aussi avec de nouveaux arrivants. Après ces premiers contacts positifs, nous avons décidé, début 2010, de devenir adhérent. L’extension du Bureau de coordination nous a également motivés dans ce sens. Depuis, nous sommes heureux d’y adhérer.


Pour contacter Can Nalbantoglu, Président de Renerco Energies SAS depuis décembre 2011 (auparavant responsable des projets éoliens et photovoltaïques en France au sein de RENERCO Renewable Energy Concepts AG, Munich) :
Renerco Energies SAS
9, boulevard de Denain
F - 75010 Paris
Mail : can.nalbantoglu(at)renerco(dot)com
Tél. : +33 (0)1 55 31 49 85