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Vents d’Oc/Windwärts se présente

Jochen Dietzmann et Gaël Vallée, Vents d’Oc/Windwärts

 

Bureau de coordination (BdC) : Vous êtes une entreprise ayant une forte connexion entre la maison mère à Hanovre et votre siège français à Montpellier. Quelle est l’histoire de Windwärts et de Vents d’Oc en quelques lignes ?

Jochen Dietzmann (JD) : La forte connexion entre la maison mère et le siège français s’explique surtout par notre historique. Quand Vents d’Oc a été créée avec un partenaire local en 2002, Windwärts était encore une assez petite entreprise de 20 collaborateurs. D’abord il a fallu, avec une très petite équipe, sonder le marché, effectuer différentes études et, enfin, développer l’infrastructure nécessaire. Dans les dix dernières années Windwärts a beaucoup grandi, maintenant nous sommes plus de 100 collaborateurs. Vents d’Oc a grandi avec nous, la collaboration reste très étroite. Ma fonction le montre : je suis le « Country Manager France » de Windwärts tout en étant le gérant de Vents d’ Oc.

BdC : Gaël Vallée, vous avez rejoint Vents d’Oc en 2005. Quel a été le développement de la société depuis ?

Gaël Vallée (GV) : Je suis arrivé chez Vents d’Oc pour le développement de projets éoliens. Durant les dernières années nous avons intensifié cette activité et depuis 2008 nous travaillons également sur des projets photovoltaïques. Grâce à notre structure nous pouvons bénéficier pour tous nos projets de l’expertise locale de Vents d’Oc et du savoir-faire et de l’expérience acquise de Windwärts. Ce transfert de savoir-faire permanent est très enrichissant : Windwärts en tant que maison mère n’est pas qu’une structure de financement mais un vrai partenaire – tout ce que nous construisons, nous le construisons ensemble.

BdC : Quel est votre cœur de métier ?

GV : Nous planifions et développons des projets éoliens et photovoltaïques. Nous agissons sur toute la chaîne de développement de ces projets : depuis la prospection de nouveaux terrains, le lancement des études et l’obtention de toutes les autorisations administratives, en passant par le développement de concepts de financement, jusqu’à la construction et la mise en exploitation.

BdC : Quelle est votre philosophie d’entreprise ?

JD : Notre philosophie d’entreprise, c’est le travail en équipe et la transparence. C’est aussi le respect de l’activité locale et de l’environnement. Tout ce que nous entreprenons est guidé par ces quatre principes, et cela implique beaucoup d’investissement personnel.
Tout d’abord nous impliquons la collectivité, nous informons la population locale et nous communiquons régulièrement sur l’avancée du projet. Chez Windwärts, nous restons également exploitants de la grande majorité de nos projets. Ceci nous permet de rester en contact permanent avec les entreprises locales en charge de la maintenance de la centrale, et avec les riverains du parc pour notamment en évaluer l’historique d'exploitation. En ce qui concerne l’implication des riverains, en Allemagne nous avons aussi de nombreuses expériences favorables avec des modes de financement participatifs qui permettent d’améliorer l’acceptation locale des projets d’une manière significative.

GV : Chez Vents d’Oc également, nous avons commencé à indiquer notre ouverture à des modes de participation locale. En Allemagne, cela fonctionne très bien. Mais dans le milieu énergétique en France, il peut y avoir des réactions de méfiance. Il faut expliquer et, très lentement, faire changer les mentalités.

BdC : Comment arrivez-vous à augmenter l’acceptation des projets en France ?

GV : Comme en Allemagne, nous tenons beaucoup à l’implication des entités locales. L’installation d’un parc d’éolien est un projet de développement économique qui apporte de la plus value directe. Pour l’activité de développement de projet par exemple, nous faisons travailler un grand nombre de bureaux d’études locaux, de cabinets en urbanisme et en ingénierie. Si un projet est accepté, la construction se fera également et de préférence par des entreprises locales. Enfin, avec les retombées fiscales pour les collectivités, l’éolien peut contribuer au développement économique local, notamment en milieu rural.

BdC : Qu’est-ce qui vous fascine dans les EnR et pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

GV : Je viens de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. J’ai eu l’opportunité de rencontrer Jochen et de rejoindre Vents d’Oc, me permettant de démarrer, moi aussi, dans un secteur d’avenir dont j’étais au préalable déjà convaincu. J’ai pu appliquer mes connaissances dans le développement de quelque chose en quoi je crois. Si c’était à refaire, je ferais exactement pareil ! Et j’aimerais souligner le fait que je le referais également avec Windwärts. Cette entreprise défend des valeurs fortes devenues rares dans notre société. C’est l’histoire de femmes et d’hommes passionnés qui ont su garder leur indépendance.  

JD : Ce qui me motive le plus est le fait que la gestion durable de la production d’énergie soit possible. La ressource en énergies renouvelables est assez grande pour produire 100% d’énergie renouvelable. Participer à une telle perspective est enthousiasmant !

BdC : Quel est votre plus beau souvenir dans votre activité de développeur en France ou en Allemagne ?

GV : Arriver à changer les mentalités et créer de la confiance dans les énergies renouvelables ! Nous sommes souvent confrontés à des personnes plutôt dubitatives sur l’éolien par exemple, puis, après avoir discuté et visité des parcs ensemble, nous arrivons à créer une relation de confiance. Au final, nous travaillons ensemble à l’avenir de notre indépendance énergétique, et ça, c’est un réel plaisir.

JD : Grimper en haut d’une éolienne après la finalisation de la construction: C’est un moment très spécial est une sensation superbe!

BdC : Quel est le service du Bureau de coordination que vous utilisez régulièrement et qu’est-ce que vous appréciez particulièrement dans son travail ?

GV : Un Bureau de coordination franco-allemand, ça résonne bien avec notre philosophie d’échange d’expertise entre les deux pays. Nous avons assisté à des conférences très intéressantes parce qu’elles étaient pertinentes et permettaient un échange approfondi sur le sujet, par exemple la conférence sur le financement de l’éolien à Paris en juin 2010, à laquelle nous sommes intervenus. Pour nous, le Bureau de coordination a clairement sa place à côté des autres structures qui défendent l’avenir des EnR.

BdC : Parlons du futur. L'Allemagne a décidé l'année dernière d’accélérer le « tournant énergétique » avec la sortie du nucléaire. Voyez-vous des signes d’un tournant similaire en France ?

JD : D’abord, je voudrais souligner que je suis très content de la décision prise par l'Allemagne en 2011 : après des dizaines d’années de lutte contre le nucléaire, le tournant énergétique est devenu réel. C’est un consensus historique ! Mais il est tout aussi vrai que la sortie du nucléaire n’a rien changé aux objectifs de développement des énergies renouvelables et que nous devons continuer à nous engager. Le recours à une énergie fossile telle que le charbon va, à mon sens, dans la mauvaise direction.

GV : Les Allemands prennent le discours français ambiant à contre-courant. A long terme, cela aura un impact favorable sur toute l’Europe. Nous sentons un intérêt croissant pour les énergies renouvelables au sein de la population en France. Il faut répondre présent et saisir l’occasion afin de changer également notre modèle énergétique.

Pour contacter Jochen Dietzmann, Gérant de Vents d‘Oc Energies Renouvelables, Country Manager France chez Windwärts Energie GmbH :

Jochen Dietzmann
Windwärts Energie GmbH
Hanomaghof 1
D-30449 Hannover
Tél.: +49 511/123 573-0
www.windwaerts.de

Pour contacter Gaël Vallée, Directeur d´Agence de Vents d’Oc Energies Renouvelables (filiale française de Windwärts Energie GmbH) :

Gaël Vallée
Vents d’Oc Energies Renouvelables
14 rue Bourrely
F-34000 Montpellier
Tél.: +33 4.67.47.86.61
www.ventsdoc.com